Thermique ou électrique en 2026 : le calcul pour votre flotte
La question revient dans presque tous nos rendez-vous de renouvellement de flotte. Elle mérite mieux qu’une réponse tranchée. Le thermique n’a pas disparu du marché entreprise. Mais il ne pèse plus grand-chose : 92 % des immatriculations professionnelles en 2019, environ 20 % en 2025. Le mouvement est donc réel. Reste à savoir s’il doit s’appliquer à tout votre parc, ou seulement à une partie.
▶ Passer sa flotte à l'électrique : par quoi commencer ? — Alexandre Patamia + Jérémy (Toltech) — Car Optimiz & Toltech Energy · 47 s
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La première étape n'est pas de choisir sa voiture électrique. Il faut voir les collaborateurs, savoir s'il est possible de passer toute la flotte en électrique, savoir s'ils peuvent recharger à domicile, au bureau, et connaître la fiscalité de l'ensemble du système. Après avoir fait ce point, il faut regarder l'installation de bornes au bureau et à domicile, et c'est là que Jérémy prend le relais. [Jérémy, Toltech Energy] L'idée, c'est de venir voir votre installation électrique et de vérifier si le tableau est en capacité d'accueillir l'infrastructure de recharge. On regarde la facture, on voit s'il reste de la capacité, et à ce moment-là on fait un audit complet. Vous l'aurez compris : pour passer votre flotte à l'électrique, il faut beaucoup d'anticipation, et pas uniquement une décision.
Pourquoi la question se pose maintenant pour les flottes d’entreprise ?
Trois pressions se cumulent depuis deux ans. D’abord la fiscalité directe sur les motorisations thermiques. Ensuite la décote accélérée à la revente. Enfin les restrictions de circulation en zone à faibles émissions. Aucune n’est nouvelle isolément. C’est donc leur addition, sur la même génération de véhicules, qui change le calcul. Par exemple, un utilitaire diesel commandé aujourd’hui pour cinq ans sera encore en circulation en 2031. Il faut donc raisonner sur la trajectoire du cadre, pas seulement sur son état au jour de la commande.
Nous détaillions déjà ce mécanisme dans notre analyse de la fiscalité qui touche les véhicules de société. Le seuil de déclenchement du malus CO2 s’est ainsi abaissé chaque année depuis 2019. Pourtant, rien n’indique qu’il se stabilise.
Combien coûte encore un thermique en 2026, chiffres à l’appui
Sur le canal entreprise et loueurs longue durée, la fiscalité spécifique grimpe nettement. Elle ajoute désormais près de 1 800 € en moyenne au prix d’un véhicule neuf. Pour un particulier, en revanche, l’effet net reste proche de zéro. L’écart se creuse encore sur les segments les plus taxés : malus CO2, malus au poids, taxe annuelle sur les émissions. Sur une flotte de quinze véhicules renouvelés en deux ans, ce différentiel se compte donc en dizaines de milliers d’euros. Et cela, avant même d’intégrer la décote.
Ce que change la valeur de revente
C’est le point le moins regardé au moment de la commande. C’est pourtant souvent le plus coûteux au moment de la restitution. Un véhicule thermique se déprécie couramment de 50 à 55 % en quatre ans1. La décote s’accentue notamment dans les métropoles où les restrictions de circulation se multiplient. En LLD, cette valeur de revente est portée par le loueur. Elle est donc déjà intégrée dans votre loyer, souvent sans que le détail vous soit montré. Un thermique qui se revend moins bien se traduit ainsi par un loyer plus élevé au renouvellement suivant. Pas par une facture visible aujourd’hui.
Notre analyse du coût total de possession détaille comment intégrer cet effet dans un arbitrage. Mieux que de comparer deux loyers affichés côte à côte.
ZFE Lyon : ce qui change concrètement pour votre parc
Sur le terrain lyonnais, le sujet n’est plus théorique. La Métropole de Lyon verbalise les véhicules Crit’Air 3 depuis le 1er juillet 2026. Cette règle couvre les 59 communes du territoire métropolitain, pas seulement l’hypercentre. Concrètement, un utilitaire diesel Euro 4 immatriculé avant 2011, ou une berline essence d’avant 2006, ne peut donc plus circuler légalement sur une large partie de votre zone de chalandise. C’est le cas dès que vos équipes tournent sur le Grand Lyon.
Voici ce que nous constatons sur le terrain : l’erreur la plus fréquente n’est pas d’ignorer la ZFE. C’est de raisonner motorisation unique pour tout le parc. Or un commercial qui roule 40 000 km par an sur autoroute n’a pas le même calcul qu’un technicien en livraison urbaine. Vérifier le Crit’Air de chaque véhicule, commune par commune parcourue, prend une heure. Cela évite ainsi une verbalisation récurrente.
Thermique ou électrique : le comparatif qui sert vraiment à trancher
Ce tableau ne dit pas « basculez tout » ni « gardez tout en thermique ». Il donne plutôt les six critères sur lesquels trancher, véhicule par véhicule. Notre comparatif TCO citadine électrique contre essence chiffre précisément cet écart sur un segment donné.
Vous avez un parc mixte et vous ne savez pas par où commencer l’arbitrage ? Demandez une étude gratuite : envoyez-nous la liste de vos véhicules avec leur kilométrage annuel. On vous dit sous 48 heures lesquels ont intérêt à basculer, et lesquels doivent rester en thermique encore un cycle.
Le rôle du courtier dans cet arbitrage
Nous ne vendons pas une motorisation plutôt qu’une autre. Courtier agréé ORIAS depuis dix ans à Dardilly, dans l’Ouest lyonnais, nous avons signé plus de 2 000 contrats. Nous comparons plusieurs loueurs et posons le calcul complet avant la commande : fiscalité, décote, accès ZFE selon vos communes. C’est ce calcul, pas une préférence de principe, qui doit trancher entre thermique et électrique.
Contactez-nous pour une étude gratuite et sans engagement, rappel sous 2 heures ouvrées, ou au 04 82 53 24 35.
Questions fréquentes
Faut-il arrêter d’acheter du thermique pour sa flotte en 2026 ?
Pas de façon uniforme. Le thermique reste défendable sur les usages à forte distance ou sans accès simple à une borne. Mais il coûte déjà plus cher à l’achat, à la revente et à la fiscalité sur les véhicules urbains. L’arbitrage se fait donc usage par usage, pas motorisation unique pour tout le parc.
Un véhicule thermique perd-il vraiment plus de valeur qu’un électrique ?
Oui, en général. La décote d’un véhicule thermique se situe couramment entre 50 et 55 % à 4 ans. L’effet s’accélère ainsi dans les métropoles où les restrictions ZFE se durcissent. Ce facteur pèse directement sur le loyer en LLD, car la valeur de revente y est intégrée au calcul du loueur.
La ZFE de Lyon interdit-elle déjà les véhicules d’entreprise Crit’Air 3 ?
Oui. La Métropole de Lyon verbalise les véhicules Crit’Air 3 depuis le 1er juillet 2026. La règle couvre les 59 communes du territoire métropolitain, pas seulement Lyon intra-muros. Un utilitaire ou une berline diesel ancienne est donc directement concerné dès qu’il circule pour l’entreprise sur ce périmètre.
Sources
Métropole de Lyon et portail officiel des zones à faibles émissions (mieuxrespirerenville.gouv.fr) pour le calendrier ZFE et les dates de verbalisation Crit’Air 3. Étude Roland Berger pour la Plateforme automobile, Mobilians, l’Avere et Sesamlld sur l’évolution du mix thermique/électrifié entre 2019 et 2025 (voir notre article sur la fiscalité automobile). Chiffres de décote des véhicules thermiques à 4 ans issus de plusieurs analyses spécialisées de gestion de flotte1. À confirmer ligne par ligne selon le modèle, avec votre expert-comptable ou votre loueur, avant toute décision de flotte.
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