Avantage en nature véhicule 2026 : le nouveau barème expliqué
L’avantage en nature véhicule a fortement augmenté depuis le 1er février 2025. Pour un véhicule de fonction acheté, il est en effet passé de 9 % à 15 % du coût d’achat, soit une hausse de 67 %. Pour un véhicule loué en LLD ou LOA, le forfait est quant à lui passé de 30 % à 50 % du coût global annuel. Beaucoup de dirigeants de PME découvrent ce nouveau barème sur leur bulletin de paie, ou celui d’un collaborateur, sans l’avoir anticipé. Voici le point complet, chiffres à l’appui, par l’équipe Car Optimiz à Dardilly.
▶ Recharge à domicile : comment rembourser vos salariés ? — Nathalie Lecomte + Jérémy (Toltech) — Car Optimiz & Toltech Energy · 46 s
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Cette question comporte deux parties. La première : le remboursement de l'installation de la borne à domicile du collaborateur. La deuxième : le remboursement de ses frais d'électricité. Depuis un arrêté de février 2025, les choses sont plus simples. On va pouvoir les mettre en forme avec son collaborateur, avec une convention rédigée dans l'entreprise ou une car policy. [Jérémy] Et nous, chez Toltech Energy, on installe la borne à domicile, mais on vient aussi programmer cette borne : l'idée, c'est que ce soit automatiquement remboursé au collaborateur. Il y a un système d'interopérabilité, comme Freshmile et Chargemap, qui permet d'automatiser le remboursement.
Quel est le barème de l’avantage en nature véhicule en 2026 ?
Le barème applicable dépend d’abord de la date de mise à disposition du véhicule. L’arrêté du 25 février 2025, publié au Journal officiel, a remplacé les règles de 2002 pour tout véhicule mis à disposition à compter du 1er février 2025. Les véhicules attribués avant cette date restent quant à eux soumis à l’ancien barème, jusqu’au terme de leur contrat.
| Situation | Avant le 1er février 2025 | À compter du 1er février 2025 |
|---|---|---|
| Véhicule acheté, moins de 5 ans | 9 % du coût d’achat | 15 % du coût d’achat |
| Véhicule acheté, plus de 5 ans | 6 % du coût d’achat | 10 % du coût d’achat |
| Véhicule loué (LLD/LOA), carburant non pris en charge | 30 % du coût global annuel | 50 % du coût global annuel |
| Véhicule loué (LLD/LOA), carburant pris en charge (forfait) | 40 % du coût global annuel | 67 % du coût global annuel |
Prenons un exemple concret. Pour un véhicule acheté 35 000 € et mis à disposition après le 1er février 2025, l’AEN forfaitaire s’élève à 5 250 € par an, soit 437,50 € par mois. Sous l’ancien barème, ce même véhicule générait seulement 3 150 € par an. L’écart représente donc 2 100 € de charges et d’impôt sur le revenu en plus, chaque année, pour un véhicule identique.
Comment calculer l’avantage en nature d’un véhicule de fonction en LLD ?
L’AEN se calcule sur le coût global annuel du contrat, c’est-à-dire les loyers, l’entretien et l’assurance réunis, et non sur le seul loyer mensuel affiché. En méthode forfaitaire, sans carburant pris en charge, l’AEN représente 50 % de ce coût global. Avec carburant pris en charge au forfait, elle grimpe à 67 %.
Voici un exemple chiffré. Une LLD dont le coût global annuel atteint 9 000 € (loyers, entretien et assurance compris), sans carburant pris en charge, génère un AEN de 4 500 € par an. Cela représente 375 € par mois réintégrés au bulletin de paie du salarié ou du dirigeant assimilé salarié. Si l’entreprise prend en charge le carburant au forfait, l’AEN passe alors à 6 030 € par an, soit 502,50 € par mois : près de 34 % de plus, rien qu’en ajoutant le carburant. C’est donc un arbitrage à faire dossier par dossier. Sur un usage professionnel dominant, prendre en charge le carburant au réel, sur factures, plutôt qu’au forfait, limite souvent la facture sociale.
Ce mode de calcul reste directement lié à la structure du contrat. Un coût global annuel gonflé par des options d’entretien ou d’assurance surdimensionnées augmente ainsi mécaniquement l’AEN. C’est un point que nous vérifions systématiquement lors de la structuration d’un contrat de leasing professionnel pour nos clients lyonnais.
Véhicule acheté par l’entreprise : forfait ou dépenses réelles ?
Pour un véhicule acheté, l’entreprise a le choix entre deux méthodes. La première est le forfait, à 15 % ou 10 % du prix d’achat selon l’ancienneté. La seconde est la méthode des dépenses réelles : 20 % du prix d’achat (10 % au-delà de 5 ans), plus assurance et entretien, multiplié par la part de kilométrage privé sur le kilométrage total. Ce choix s’exerce pour toute l’année civile, et peut être révisé l’année suivante.
La méthode réelle devient intéressante dès lors que l’usage privé du véhicule reste limité et bien documenté par un carnet de bord. Un cadre qui utilise son véhicule de fonction à 15 % à titre privé paiera ainsi souvent moins cher en méthode réelle qu’en forfait, car ce dernier ne tient pas compte du kilométrage effectif. À l’inverse, sans suivi kilométrique rigoureux, le forfait reste plus simple et plus sûr en cas de contrôle URSSAF.
Véhicule électrique de fonction : quel avantage en nature en 2026 ?
En 2026, l’avantage en nature d’un véhicule électrique de fonction éco-scoré bénéficie d’un abattement de 70 %, plafonné à 4 641,60 € par an, pour toute mise à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2027 ; la recharge sur une borne de l’employeur ne compte pas. Au-delà d’environ 1 090 € TTC de coût mensuel global, le plafond est atteint et l’abattement cesse de progresser. Chez Car Optimiz, courtier automobile agréé ORIAS dans l’ouest lyonnais, ce seuil est calculé véhicule par véhicule avant de fixer le loyer.
Pour un véhicule 100 % électrique éligible à l’éco-score, mis à disposition entre le 1er février 2025 et le 31 décembre 2027, l’AEN bénéficie d’un abattement spécifique. En méthode forfaitaire, cet abattement atteint 70 %, plafonné à 4 641,60 € par an en 2026. En méthode réelle, il est de 50 %, plafonné à 2 026,30 € par an. Par ailleurs, l’électricité prise en charge par l’employeur pour la recharge n’entre pas dans l’assiette de calcul.
Reprenons l’exemple précédent pour comparer. Une LLD électrique écoscorée à 10 000 € de coût global annuel, souvent un peu plus onéreuse en loyer qu’un thermique équivalent, génère un AEN forfaitaire brut de 5 000 € (50 % de 10 000 €). Après abattement de 70 %, ce montant redescend à 1 500 € par an, soit 125 € par mois seulement. Comparé aux 502,50 € par mois de notre exemple thermique avec carburant pris en charge, l’écart dépasse ainsi 4 500 € par an d’assiette sociale et fiscale économisée pour un seul collaborateur. C’est aujourd’hui le levier le plus direct pour réduire le coût d’un véhicule de fonction, à condition que le modèle respecte l’éco-score ADEME en vigueur au jour de la mise à disposition.
La réforme de l’éco-score en consultation change-t-elle l’abattement de 70 % ?
Le projet d’arrêté en consultation jusqu’au 7 octobre 2026 crée une troisième catégorie d’éco-score pour les grandes électriques et abaisse le plafond carbone des compactes de 21 000 à 19 300 kg CO2e. L’éco-score s’apprécie à la date de mise à disposition du véhicule de fonction : Car Optimiz, courtier auto à Dardilly, recommande de caler cette date avant la mise à jour de la liste ADEME.
Le texte tient en un article. Une nouvelle catégorie regroupe les versions qui remplissent au moins un critère parmi trois : sept places ou plus, coffre de 410 litres ou plus, autonomie de 550 km ou plus. Ces grands véhicules gardent la fenêtre actuelle (score nul à 21 000 kg CO2e, maximal à 12 000 kg). Les autres familiales et compactes, l’essentiel des flottes, descendent à 19 300 et 10 300 kg. Le minimum reste 60 points sur 80, l’entrée en vigueur suivrait la publication, sans disposition transitoire. La presse titre sur les « très grands véhicules » : pour eux rien ne change. L’effet réel est un durcissement de 1 700 kg CO2e sur le cœur de gamme, et personne ne peut dire quelle version passera sous la barre tant que les scores n’ont pas été recalculés.
Pour une entreprise, l’enjeu n’est pas la prime CEE : une société touche de l’ordre de 500 à 600 € sur une électrique neuve, et un sept places dépasse souvent les 2 400 kg qui ferment ce dispositif (voir notre article sur la prime CEE voiture électrique entreprise). L’enjeu, c’est l’abattement de 70 % sur l’avantage en nature, plafonné à 4 641,60 € par an et par conducteur, sans plafond de prix ni de masse. Sur un véhicule de fonction attribué quatre ans, la perte de l’éco-score se chiffre en milliers d’euros d’assiette sociale et fiscale.
Qui porte le risque ? Le Bulletin officiel de la Sécurité sociale précise que la condition s’apprécie à la date de mise à disposition, et qu’un véhicule inscrit sur la liste après cette date ouvre l’abattement à compter de son inscription. La sortie de liste d’un véhicule déjà attribué n’y est pas traitée : la lecture littérale protège le véhicule en place, mais rien ne l’écrit noir sur blanc. Un véhicule commandé aujourd’hui et livré après la mise à jour de la liste sera jugé sur le score en vigueur à la livraison. Le risque est dans le carnet de commandes, pas dans le parc.
- Véhicule déjà attribué : ne rien changer, conserver le procès-verbal de livraison qui date la mise à disposition.
- Compacte ou familiale livrée après le 7 octobre : demander au constructeur ou au loueur le score chiffré de la version. Sous 65 points, sécuriser la livraison avant la mise à jour de la liste ou choisir une version qui a de la marge.
- Sept places ou grande autonomie : la réforme ne change rien, le score actuel reste la référence.
- ZFE de la métropole de Lyon : l’éco-score ne conditionne que les aides et l’abattement. Une électrique qui perd son score reste Crit’Air 0 et circule sans restriction, ce qui ne dispense pas de vérifier la paie avant de commander.
Tant que la liste fixée par l’arrêté du 13 mai 2026 n’est pas remplacée, elle reste la seule référence opposable. Ce contrôle s’ajoute aux neuf points de notre check-list fiscalité flotte 2026 et complète notre page sur le leasing de véhicule électrique pour entreprise.
Chiffres vérifiés au 22 septembre 2026 sur le projet d’arrêté du ministère de la Transition écologique (consultation du 17 septembre au 7 octobre 2026) et sur le BOSS. Le texte n’est pas publié : aucune valeur n’est applicable avant sa parution au Journal officiel, et la presse spécialisée diverge sur la catégorie réellement touchée. Retenir la version publiée.
Comment optimiser l’avantage en nature de votre flotte à Lyon ?
Trois réflexes limitent l’impact du nouveau barème. Le premier consiste à vérifier la date de mise à disposition de chaque véhicule, pour savoir quel barème s’applique réellement. Le deuxième est d’éviter de surcharger le coût global annuel d’un contrat LLD avec des options qui gonflent l’assiette de l’AEN. Le troisième réflexe consiste enfin à arbitrer au cas par cas entre carburant au forfait et carburant au réel, selon l’usage professionnel dominant du salarié. Pour les véhicules encore sous l’ancien barème, mieux vaut donc chiffrer l’impact du nouveau forfait avant tout renouvellement.
Depuis 10 ans et plus de 2 000 contrats accompagnés, Car Optimiz structure les contrats de LLD et LOA professionnelles de ses clients lyonnais en intégrant systématiquement l’impact de l’AEN dans le calcul du coût réel, pour l’entreprise comme pour le salarié. Nos mandats d’achat et notre courtage d’assurance permettent aussi de mieux calibrer le coût global annuel qui sert de base au calcul.
FAQ — Avantage en nature véhicule de fonction 2026
Quel est le barème de l’avantage en nature véhicule en 2026 ?
15 % du coût d’achat (10 % au-delà de 5 ans) pour un véhicule acheté, et 50 % du coût global annuel pour un véhicule loué (67 % avec carburant pris en charge au forfait). Ce barème s’applique à toute mise à disposition depuis le 1er février 2025. Les véhicules antérieurs restent sur l’ancien barème, à 9 %/6 % à l’achat et 30 %/40 % en location.
Comment calculer l’avantage en nature d’un véhicule de fonction en LLD ?
Le calcul se base sur 50 % du coût global annuel du contrat (loyers, entretien, assurance), sans carburant pris en charge, ou 67 % avec carburant au forfait. Pour 9 000 € de coût global annuel, l’AEN ressort ainsi à 4 500 € par an, soit 375 € par mois.
Quel est l’avantage en nature pour un véhicule électrique de fonction en 2026 ?
Les modèles écoscorés bénéficient d’un abattement de 70 % en méthode forfaitaire, plafonné à 4 641,60 € par an en 2026. L’électricité payée par l’employeur pour la recharge n’entre pas dans le calcul
Faut-il choisir la méthode forfaitaire ou la méthode réelle ?
Le choix reste libre pour l’année civile entière. La méthode réelle favorise un usage privé limité et bien tracé par carnet de bord, tandis que le forfait reste plus simple à administrer sans suivi kilométrique rigoureux.
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Ce poste n’est qu’une ligne parmi cinq : fiscalité de flotte : tous les barèmes en vigueur les récapitule avec les montants en vigueur.
Pour passer de la lecture à l'action, découvrez notre check-list fiscalité flotte 2026.
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