Voiture électrique neuve ou d’occasion : ce que les prix et les délais de revente changent pour votre entreprise

Publié par Alexandre Patamia le 9 octobre 2026

Voiture électrique neuve ou d’occasion pour une entreprise : délais de revente et écarts de prix 2026 — Car Optimiz

Choisir une voiture électrique neuve ou d’occasion se décide désormais sur des chiffres serrés : entre janvier et septembre 2026, une électrique d’occasion de moins de trois ans s’est vendue en moyenne 33 672 €, à peine 5 % de moins qu’une neuve achetée par un particulier, aide déduite (35 543 €). Pour une société, dont la prime ne dépasse pas 500 à 600 €, l’écart reste proche de 10 %. À la revente, les électriques d’occasion sont parties en 134 jours chez les professionnels au troisième trimestre, contre 147 jours pour les thermiques. Car Optimiz, courtier automobile agréé ORIAS basé à Dardilly, dans l’ouest lyonnais, en tire une règle : qui signe compte autant que le modèle, et l’occasion de trois à cinq ans reste la vraie économie.

Une voiture électrique d’occasion se revend-elle plus vite qu’une thermique ?

Une voiture électrique d’occasion se revend désormais plus vite qu’une thermique en moyenne nationale : 134 jours chez un professionnel au troisième trimestre 2026, contre 147 jours, selon le baromètre de Mobilians et de l’Avere-France. L’écart s’est ouvert au deuxième trimestre (138 jours contre 142) et il se creuse parce que les thermiques ralentissent.

Le délai mesuré n’est pas un temps d’annonce : c’est la durée entre le moment où un garage déclare avoir acheté le véhicule et sa réimmatriculation au nom du client suivant, reventes entre professionnels comprises(2). Sur neuf mois, la tendance est nette. Les électriques sont passées de 161 jours fin 2025 à 134 jours, quand les thermiques glissaient de 139 à 147 jours(1). La presse a présenté le croisement comme inédit ; il avait en réalité déjà été annoncé en juillet, sur les chiffres du deuxième trimestre.

La moyenne cache des écarts qui comptent davantage pour un dirigeant que le chiffre global.

Segment (exemple)Électrique d’occasionThermique d’occasionLecture
Petite citadine (Fiat 500e)148 jours131 joursL’électrique reste plus lente à revendre
Citadine polyvalente (Renault 5)117 jours142 joursPrès d’un mois gagné en électrique
Grand SUV (Tesla Model Y)83 jours141 joursEffet des baisses de prix sur le neuf
Électrique de 3 à 5 ans, tous segments118 joursnon publié59 % des ventes des professionnels

Une rotation plus rapide ne signifie pas un marché plus large. Les ventes d’électriques d’occasion ont reculé de 15 % sur le trimestre (61 349 unités), tirées vers le bas par les particuliers(3), et le stock des professionnels a augmenté de 5 % pour atteindre 61 569 véhicules, soit 9 % de leur stock total(1). Les acheteurs sont moins nombreux qu’au printemps, mais ils achètent plus vite ce qui est bien présenté et bien placé en prix.

En Auvergne-Rhône-Alpes, les électriques d’occasion se revendent-elles aussi vite ?

En Auvergne-Rhône-Alpes, les voitures électriques d’occasion restaient plus lentes à revendre que les thermiques au deuxième trimestre 2026 : 126 jours contre 111, soit 14 % de plus, d’après la dernière ventilation régionale publiée par Mobilians et l’Avere-France. L’écart se resserre vite, puisque la région était à 158 jours au premier trimestre.

Le chiffre national est porté par l’Île-de-France, où l’électrique se revend déjà plus vite que le thermique (103 jours contre 111). Le tableau régional repose sur un périmètre un peu différent de la moyenne nationale du même document, qui y ressort à 112 jours contre 109 : la comparaison utile se fait donc région contre région, pas avec les 134 jours nationaux(2). L’édition du troisième trimestre ne publie pas encore de détail régional.

Pour une entreprise de la métropole lyonnaise, la conséquence est pratique. Un plan de renouvellement qui compte sur une revente rapide d’une électrique de cinq ans, sur la foi de la moyenne nationale, se trompe d’environ un mois. Nous retenons quatre mois pour une électrique de trois à cinq ans bien documentée, davantage au-delà. Côté thermique, la règle locale joue dans l’autre sens : dans la zone à faibles émissions de la Métropole de Lyon, où les Crit’Air 3 ne circulent plus, un diesel ancien se revend surtout hors de l’agglomération, ce qui allonge la vente et pèse sur le prix.

Faut-il choisir une voiture électrique neuve ou d’occasion pour son entreprise ?

Le choix entre une voiture électrique neuve ou d’occasion dépend d’abord de qui signe. Pour un particulier, l’aide à l’achat ramène l’écart avec une occasion de moins de trois ans à 5 % ; pour une société, la prime d’une électrique neuve vaut de l’ordre de 500 à 600 €, et l’occasion récente garde environ 10 % d’avance. Car Optimiz conseille le neuf quand la durée de détention dépasse la garantie restante de l’occasion, l’occasion de trois à cinq ans quand le loyer est la contrainte.

Les chiffres du baromètre sont des prix payés par des particuliers(1). Une électrique neuve leur coûte en moyenne 38 190 € avant aide et 35 543 € une fois déduite l’aide financée par les certificats d’économies d’énergie. Une électrique d’occasion de moins de trois ans s’est vendue 33 672 € en moyenne entre janvier et septembre, et son prix a pris 6 % depuis janvier, jusqu’à 35 461 € en septembre. Tous âges confondus, l’occasion électrique coûte 23 384 €, soit 34 % de moins qu’une neuve aidée, un écart désormais proche de celui des thermiques (38 %).

Pour une entreprise, la lecture change. Une société qui achète ou loue une électrique neuve relève du volume de base de la prime, sans bonification, soit de l’ordre de 500 à 600 € ; ramenée au prix moyen, l’électrique neuve lui revient autour de 37 600 €, environ 10 % au-dessus de l’occasion récente. Un indépendant qui roule plus de 12 000 km par an pour son travail peut en revanche obtenir jusqu’à 7 600 € sous condition de revenu, et pour lui le neuf l’emporte presque toujours. La grille complète figure dans notre guide de la prime CEE pour une voiture électrique d’entreprise.

CritèreÉlectrique neuveOccasion de moins de 3 ansOccasion de 3 à 5 ans
Prix moyen constaté chez les particuliers (janvier à septembre 2026)38 190 € avant aide, 35 543 € aide déduite33 672 €, et 35 461 € en septembrenon publié par tranche ; 23 384 € tous âges confondus
Prime pour une sociétéde l’ordre de 500 à 600 €quelques centaines d’euros, seulement si première immatriculation en 2023 au plus tardquelques centaines d’euros, achat auprès d’un professionnel et batterie à 80 % ou plus
Garantie batterie restantecomplètelargeà vérifier, date et kilométrage à l’appui
Revente constatée chez les professionnelssans objet126 jours (2e trimestre)118 jours (3e trimestre)
FinancementLLD, crédit-bail, achatLLD d’occasion, achatLLD d’occasion selon le loueur, achat

Notre règle de décision, hypothèses affichées : pour une société qui garde le véhicule au-delà de la garantie batterie restante d’une occasion récente, les 10 % d’écart ne paient pas le risque, et le neuf se défend. Si la détention reste courte, l’occasion récente avec certificat de santé de la batterie est un bon calcul. L’occasion de trois à cinq ans est la vraie économie quand le loyer est la contrainte, à condition d’exiger ce certificat avant de signer. La prime ouverte depuis le 1ᵉʳ septembre 2026 pour ces véhicules reste modeste pour une entreprise : notre article sur la prime CEE pour une voiture électrique d’occasion en détaille le montant et le calendrier. Et si vous préférez louer plutôt qu’acheter, la LLD d’un véhicule d’occasion obéit à ses propres règles.

La reprise de l’occasion électrique fait-elle baisser les loyers de LLD ?

La reprise de l’occasion électrique ne fait pas baisser mécaniquement les loyers de LLD, mais elle donne un argument pour les discuter : un loyer dépend de la valeur de revente que le loueur prévoit en fin de contrat, et cette valeur avait été fixée avec prudence pendant les années de forte décote. Car Optimiz demande désormais la valeur résiduelle retenue sur chaque devis électrique.

Les signaux de hausse viennent de plusieurs côtés. Les prix entre professionnels des électriques d’occasion ont progressé de 20,6 % entre janvier et septembre 2026 sur le marché européen suivi par une grande plateforme de reprise(5), et les occasions récentes vendues aux particuliers ont pris 6 % en France sur la même période(1). À l’inverse, les loueurs sortent d’un premier semestre où la revente de leurs véhicules a pesé sur leurs comptes(7) : aucun ne relèvera ses hypothèses de lui-même.

Ce qui se négocie, concrètement, c’est la valeur résiduelle inscrite dans le calcul. Deux devis à durée et kilométrage identiques, chez deux loueurs, montrent vite lequel a mis à jour sa grille. En LLD, c’est le loueur qui porte le risque de revente ; en crédit-bail ou en achat, c’est vous, et la hausse actuelle vous profite si elle dure. Nous avons détaillé ce partage dans notre analyse de la valeur résiduelle d’un véhicule électrique.

Vous hésitez entre une électrique neuve et une occasion récente, ou vous avez un devis de LLD électrique sous les yeux ? Envoyez-le-nous : nous vérifions la valeur résiduelle retenue, la prime intégrée, et nous le comparons à plusieurs loueurs. Demandez votre étude de leasing électrique gratuite, rappel sous 2 heures ouvrées, ou appelez le 04 82 53 24 35.

Quand revendre un véhicule électrique de flotte pour en tirer le meilleur prix ?

Un véhicule électrique de flotte se revend le plus vite entre trois et cinq ans : c’est la tranche qui part le mieux chez les professionnels, en 118 jours au troisième trimestre 2026, alors qu’au-delà de cinq ans le délai dépassait 190 jours au trimestre précédent. Un certificat d’état de santé de la batterie raccourcit encore la vente.

L’état de la batterie reste la première inquiétude des acheteurs, avant le prix. Un grand distributeur en ligne fournit désormais un certificat pour chaque électrique vendue et oriente vers le négoce entre professionnels celles dont la batterie descend sous 70 % ; la plupart dépassent 80 %, avec une moyenne autour de 94 %(4). Un vendeur qui n’a pas ce document se voit appliquer la décote du doute.

La prime d’occasion ajoute un argument au circuit professionnel. Pour en bénéficier, l’acheteur doit acquérir une électrique immatriculée pour la première fois entre 2017 et 2023 auprès d’un professionnel, avec une batterie à 80 % au moins ; en septembre, 47 % des électriques d’occasion immatriculées remplissaient déjà les critères observables(1). Vendue de particulier à particulier, la même voiture perd cet argument face aux annonces des garages. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous recommandons de passer par un professionnel pour sortir un véhicule électrique de flotte ; la méthode est détaillée dans notre article sur la revente d’un véhicule électrique de flotte par mandat.

Dernière nuance : toutes les électriques ne profitent pas de l’embellie. Les petites citadines restent plus lentes que leurs équivalents thermiques, et les modèles anciens à petite batterie sont les plus longs à vendre. Les plus rapides au troisième trimestre ont été la Renault Twingo électrique de troisième génération (60 % revendues en moins de trois mois), la Mini (57 %) et la Renault Mégane E-Tech (52 %)(1).

Qui peut comparer une voiture électrique neuve ou d’occasion pour une entreprise près de Lyon ?

Car Optimiz, courtier en leasing automobile à Dardilly, compare pour les entreprises de la région lyonnaise une voiture électrique neuve et une électrique d’occasion sur la même durée et le même kilométrage, chez plusieurs loueurs, prime intégrée et valeur résiduelle affichée. Il prend aussi en charge la recherche d’un véhicule d’occasion et la revente des véhicules de flotte.

Nous partons de votre usage réel : kilomètres par an, recharge au bureau ou à domicile, durée de détention visée. Les véhicules déjà disponibles se consultent dans notre catalogue de véhicules en stock ; pour une occasion ciblée, notre service de mandataire auto cherche le véhicule à votre place.

Vous renouvelez une voiture de fonction ou un véhicule de flotte à Lyon, dans l’ouest lyonnais ou ailleurs en Auvergne-Rhône-Alpes ? Faites comparer le neuf et l’occasion électrique pour votre entreprise : étude gratuite, rappel sous 2 heures ouvrées, ou appelez-nous au 04 82 53 24 35, à Dardilly.

Questions fréquentes sur les voitures électriques d’occasion

Quelles voitures électriques d’occasion se revendent le plus vite ?

Au troisième trimestre 2026, la Renault Twingo électrique de troisième génération a été la plus souvent revendue en moins de trois mois (60 % des ventes), devant la Mini (57 %) et la Renault Mégane E-Tech (52 %). En volume, la Peugeot e-208 reste la première avec 1 820 ventes en moins de trois mois.

Quels véhicules électriques d’occasion ont la meilleure santé de batterie ?

Aucun classement fiable par modèle n’est publié : l’état de santé dépend surtout de l’usage, des recharges rapides et du kilométrage. Les distributeurs qui certifient chaque véhicule constatent une moyenne autour de 94 %. Exigez un certificat récent pour le véhicule précis, jamais une moyenne de modèle.

Une voiture électrique d’occasion donne-t-elle droit à une prime en 2026 ?

Une prime financée par les certificats d’économies d’énergie existe depuis le 1ᵉʳ septembre 2026 pour une électrique d’occasion immatriculée pour la première fois entre 2017 et 2023, achetée auprès d’un professionnel, avec une batterie à 80 % au moins. Pour une entreprise, elle représente quelques centaines d’euros, à demander avant la signature du bon de commande.

Peut-on louer une voiture électrique d’occasion en LLD ?

Oui, plusieurs loueurs proposent la location longue durée de véhicules d’occasion récents, sur des durées souvent plus courtes que pour un neuf. Le loyer est presque toujours inférieur, mais le coût complet se compare avec un devis neuf sur la même durée.

Chiffres vérifiés au 9 octobre 2026. Délais de revente, volumes, stocks et prix tirés du baromètre trimestriel Mobilians / Avere-France (source AAA Data) du 3ᵉ trimestre 2026, publié le 7 octobre 2026, lu dans le document source ; ventilation régionale et données par ancienneté au-delà de cinq ans tirées de l’édition du 2ᵉ trimestre 2026 (7 juillet 2026), la seule publiée à cette date avec un détail régional. Les prix neufs sont des prix moyens payés par des particuliers, aide à l’achat déduite ; les prix d’occasion sont des prix d’annonces de professionnels, pour des véhicules de moins de trois ans. Le tableau régional repose sur un périmètre différent de la moyenne nationale du même document (112 jours contre 109 au niveau national). Indice de prix entre professionnels : périmètre européen, janvier à septembre 2026.

Sources

  1. Mobilians et Avere-France, Baromètre trimestriel des voitures électriques d’occasion, 3ᵉ trimestre 2026 (source AAA Data), 7 octobre 2026 : délais de revente par segment et par âge, stock, transactions, prix neuf et occasion, prime CEE occasion.
  2. Mobilians et Avere-France, Baromètre des voitures électriques d’occasion, 1ᵉʳ semestre 2026, 7 juillet 2026 : définition du délai de revente, délais régionaux, délais par âge.
  3. Journal de l’Automobile, « Voitures électriques d’occasion : l’intérêt grimpe, les ventes patinent », 8 octobre 2026.
  4. L’argus, « Redoutées par les réseaux en début d’année, les occasions électriques séduisent de plus en plus les acheteurs », 8 octobre 2026.
  5. Indice Auto1 des prix des véhicules d’occasion entre professionnels, septembre 2026, cité par L’argus et le Journal de l’Automobile.
  6. Automobile Propre, « Les voitures électriques d’occasion se revendent désormais plus vite que les thermiques ! », 8 octobre 2026.
  7. Arval, communiqué des résultats du premier semestre 2026, 15 septembre 2026 : contribution négative des ventes de véhicules d’occasion.

Alexandre Patamia

Alexandre Patamia est entrepreneur spécialiste de la mobilité automobile et du leasing. Fondateur de Car-Optimiz.fr en 2016 à Dardilly, il conseille depuis les particuliers et professionnels sur leurs choix de financement, de gestion de flotte et solutions de mobilité.